—Non, Gustave, dans une église... il m’exaucera mieux.

—Allons, eh bien! va donc dans une église! Oh! mon Dieu, ce que c’est que les femmes avec leurs préjugés! Mais voyons un peu; je suis curieux de savoir cela, moi: qu’est-ce que tu as à lui demander, au Père éternel?

—Gustave, ne parle pas ainsi: je ne t’aimerais plus. Tu me fais frissonner.

Voyant qu’il l’affligeait, Gustave quitta le ton de la plaisanterie pour s’informer doucement de la demande qu’elle voulait faire à Dieu.

—Que te manque-t-il, Louise? N’es-tu pas heureuse avec moi?

Elle soupira. Gustave reprit:

—As-tu peur que je ne te quitte? Non, jamais, Louise; je te le jure. Crains-tu que je ne manque à mes promesses? As-tu encore des doutes sur moi? Crois-tu que je te trompe, que je ne veuille pas faire de toi ma femme, ma compagne pour la vie?

Louise répondit qu’elle n’était point inquiète au sujet de son mariage, étant convaincue, au contraire, que bientôt elle serait sa femme.

—Alors, qu’est-ce qui peut donc te tourmenter? Que veux-tu demander à Dieu?

Louise, la tête baissée, pleurait en silence.