Elle en fut presque contente; qu’aurait-elle dit au portier? qu’aurait-elle dit à sa mère?
Elle s’assit sur une borne à côté de la porte. Le froid était vif; elle n’avait pas pris de nourriture depuis le matin. Elle frissonnait de tous ses membres.
—Louise, vous allez passer là toute la nuit?
—Oui, monsieur.
—Quel enfantillage! Venez avec moi plutôt.
Elle ne répondit rien.
—Les passans s’arrêtent pour nous regarder. C’est fort ridicule. Voulez-vous venir, oui ou non? moi, je m’en vais.
Rien n’indiqua qu’elle le comprît. Sa tête restait penchée sur sa poitrine.
—Ma Louise, écoute ton Gustave...