—Oui; mais quand je lui ai fait observer que je n’ai plus ni mère, ni personne au monde, et que tu dois m’épouser...
—Après?
—Il s’est radouci.
—C’est fort heureux, ma foi! Il s’est radouci, le saint homme! Voyez-vous cela? la belle grâce!...
—Gustave! laisse-moi, je t’en prie... ne te moque pas de la religion.... Dieu nous en punirait tous deux.
—Tu es folle.
—Non, je t’assure que c’est horrible de tourner tout en dérision comme tu fais. Je suis déjà bien assez coupable par mes actions sans le devenir davantage en écoutant tes paroles... Il semble que Dieu, à cause de toi, n’ait pas voulu ce matin recevoir ma prière.
—En voilà assez. Laisse-moi tranquille: tu déraisonnes.
—Je lui ai demandé...
—Garde-le pour toi, ce que tu lui as demandé; moi, je ne te le demande pas. Fais-moi l’amitié de te taire, et surtout de ne pas remettre les pieds dans une église: nous nous fâcherions. Je n’ai pas envie de te voir malade et dévote: ce serait trop d’ennuis la fois.