—Ah!... Et moi, monsieur, moi, on ne me montre pas ma fille!.... Mais dites-vous vrai?.... cette chute que j’ai faite.... mon cher enfant!... Ne me cachez rien, monsieur, que je sache tous mes malheurs!.... Pourquoi ne m’apporte-t-on pas ma fille?...
Le docteur, d’un air triste et grave, lui fait la réponse qu’il avait préparée à l’avance sur la nécessité de ne jamais montrer aux mères nouvellement accouchées l’enfant dont il faut qu’elles se séparent.
Louise pleura beaucoup.
—Mais, monsieur, dit-elle, je l’aurais laissée partir; je vous assure..... C’est de la cruauté, cela!... Me refuser d’embrasser ma fille!.. Mon Dieu! Dieu! que je suis donc malheureuse!
Gustave rentra. Il était triste.
Louise s’inquiéta de le voir ainsi. Gustave ne répondit rien. Elle l’accabla de questions sur sa fille. Le docteur dit à Louise qu’elle avait tort de s’alarmer, et que sa fille étant en nourrice à Montmartre, elle la verrait d’ici quinze jours ou trois semaines.
—Mais cette chute que j’ai faite?...
—Ce sera peu de chose, j’espère, madame. Mais, voyons, soyez raisonnable, et calmez-vous. Dans l’état où vous êtes, l’agitation peut vous donner une fièvre qui vous coûterait la vie.
Louise finit par prendre un peu de repos.
Tous les matins, madame Lefebvre feignait d’arriver de Montmartre.