—Oh! oui, monsieur, s’écria Louise, quelqu’un qui me défende! Ah! monsieur, prenez pitié de moi.
—Qu’est-ce que c’est que votre affaire, madame?
Louise, interrompue vingt fois par ses larmes, conta son histoire le plus clairement qu’il lui fut possible. L’avocat l’écoutait avec beaucoup d’attention:
—Quelle preuve avez-vous, lui demanda-t-il, que votre enfant soit celui-là même que ce M. Gustave possède?
—Elle a six ans, monsieur, et il me l’ont prise!
—Mais, encore une fois, comment prouverez-vous que cette fille soit la fille dont vous êtes accouchée il y a six ans? Avez-vous l’acte de naissance de votre enfant? quel nom porte-t-il?
—Son nom? mais je ne sais pas, monsieur.... ils lui en auront sans doute donné un autre...
—Il faudrait pouvoir constater l’identité de l’enfant... ce sera difficile... vous n’avez pas l’acte de naissance?...
—Non, monsieur.
—Mais, au moins, vous avez des témoins pour affirmer comme quoi vous êtes accouchée tel jour, dans telle maison, de tel enfant...