—Chez qui?

—Chez un de ses parens.

—Le nom de ce parent?

—...Drouart.

—Je prendrai des informations là-dessus.

—M. le maire, fit observer le garde, vous savez qu’elle m’a dit à moi qu’elle n’est pas de ce pays-ci, et voilà maintenant qu’elle est de Floyon!

—J’enverrai à Floyon et au château de Baroy, répondit le maire; et si elle nous a fait des mensonges, nous l’expédierons pour Avesnes dimanche, jour où viennent les gendarmes. Elle tâchera de s’entendre avec les tribunaux.

Le maire et le garde-champêtre sortaient; Louise les poursuivit de ses pleurs et de ses prières.

—Laissez-moi m’en aller! s’écriait-elle; je ne vous ai pas menti. Donnez-moi quelqu’un pour me conduire jusqu’au château de Baroy, vous verrez que je ne suis pas une voleuse!

—A propos, dit le garde, M. le maire, est-ce que nous ne la fouillons pas?