L’homme souffre et meurt, il apprend par une expérience épouvantable la valeur de l’ordre qu’il avait reçu.
Les choses extérieures qu’il croyait indifférentes à cet ordre, se déclarent dépendantes de lui, violées par la désobéissance humaine, et prêtes à punir le coupable. Les choses inanimées se conduisent alors comme si elles étaient portées à la vengeance.
L’homme croyait avoir négligé un caprice, ou traité légèrement une mesure arbitraire, vieillie, ennuyeuse, surannée ! Il a porté le trouble dans le cœur même de la vie. Il a blessé l’harmonie des mondes à la prunelle de l’œil. Il a porté la main sur la chose que le Seigneur s’était réservée, l’ayant soustraite aux atteintes de la créature. Il a commis contre le nom terrible et le repos sacré un attentat incommensurable, et sa vue est trop courte pour l’embrasser, son esprit trop étroit pour le saisir, et son cœur n’est pas de force à le peser.
L’adoration de Dieu, le Nom de Dieu, le Repos de Dieu se touchent et se succèdent dans les commandements de Dieu et dans l’histoire des choses de Dieu.
Et quand l’expérience a donné la leçon qui se paye cher, l’homme se retrouve en face de la parole qu’il a méprisée, et il dit dans son cœur :
Si j’avais su !
XIV
L’Écriture commence par la Genèse et finit par l’Apocalypse.
Le Genèse et l’Apocalypse célèbrent tous deux le jour du repos. Le Genèse nous dit le repos du Dieu créateur ; l’Apocalypse, le repos du Dieu rédempteur.
L’arche de Noë se reposait après le déluge, sur le mont Ararat, quand les sept couleurs, apparaissant pour la première fois dans les nuages, annoncèrent au ciel et à la terre qu’une alliance venait de se conclure.