La catastrophe paradisiaque a un pendant dans l’histoire.

Dieu s’est servi deux fois des mêmes termes. Il a fait deux fois la même menace, se servant des mêmes paroles, pour se réserver une certaine chose.

Et l’épouvantable suite de la première transgression n’ouvre pas les yeux des hommes sur les suites de la seconde.

Et le voile qui est devant leurs paupières les empêche même d’écouter la seconde menace, et de constater son identité avec la première, identité qui semblerait frappante au point de vue de l’érudition, si elle n’était pas si importante, si décisive, si capitale au point de vue de la vie.

Cette chose qui donne la mort n’a pas l’air d’intéresser les hommes.


Ou je me trompe infiniment, ou l’identité des deux menaces découvre entre les deux objets de la menace, entre les deux attentats, quelque lien trop mystérieux pour nos esprits, trop subtil pour nos yeux. Il doit y avoir là quelque prodige dont la vue nous entraînera quelque jour à des ravissements inespérés.


Les moins sagaces, les moins pénétrants d’entre les hommes n’ont pu s’empêcher de remarquer en France que depuis le commencement des désastres les cloches du Dimanche ont sonné pour la nation de Jeanne d’Arc le glas funèbre.

La persistance des coups de tonnerre à éclater toujours le Dimanche frappait tous les regards.