Les héros sont là pour nous avertir que les saints ne sont pas possibles humainement.

Luther est là, comme type du réformateur. Il est là, racontant aux générations ce que devient une doctrine, livrée à ses apôtres, livrée à son apôtre, à son inventeur.

Toutes les institutions doctrinales sont là, ou plutôt ne sont plus là ; mais l’histoire nous dit combien de temps elles durent dans les pays civilisés.

Pourtant les saints sont là.

Pourtant l’unité du dogme est là.

Pourtant l’unité de l’Église est là.

Le christianisme est naturellement impossible.

Or il est.

Donc il est surnaturellement.

Aucun progrès ne le dépasse, et il dépasse tous les progrès.