Et M. Tortoze va son chemin, son chemin de tous les jours, calme de la folie qu’il a dépensée chez lui, qu’il a placée à gros intérêts, la moustache noire renflée, bien pris en sa petite taille, aussi mince, pas plus maigre qu’auparavant, coiffé de son éternel tout petit chapeau mou de voyage, de descente dans les mines et d’ascensions aérostatiques et il ne soulève pas un chapeau devant nous: il passe, sans affectation, il passe comme il passerait devant des inconnus.
Marbon reste stupide, se demande une minute lequel il va choisir des deux misérables que nous sommes, Tortoze et moi et il se décide pour moi, parce que, évidemment, je souffre plus.
Il opte pour la pire jouissance.
Et il s’étonne:
—Vous avez vu Tortoze?
—Oui.
—Il ne vous a pas vu?
—Je ne sais pas.
—Vous n’êtes donc plus bien avec lui?