[Note 146: ][ (retour) ] V. Dion, LX, 9, et Tacite, Ann.

[Note 147: ][ (retour) ] Boissière, loc. cit., p. 217. C'est à cet ouvrage que nous renvoyons pour une partie de ces détails.

[Note 148: ][ (retour) ] Boissière, p. 258.

Ces fonctionnaires principaux avaient sous leurs ordres un grand nombre d'agents de toute sorte.

L'autorité religieuse de la province était confiée à un sacerdos provinciae africae. «Élu parmi les personnes les plus considérées et les plus riches, choisi parmi celles qui avaient occupé tous les emplois dans leurs cités ou qui avaient obtenu le rang de chevalier romain, il présidait l'assemblée religieuse réunie, tous les ans, à Karthage. Son emploi était annuel et, au moment de sortir de charge, il organisait à ses frais des jeux qui étaient appelés ludi sacerdotales [149]».

Dans certaines provinces, l'assemblée (concilium) était annuelle: c'était le cas de celle d'Afrique. Des délégués des cités y prenaient part et, après la célébration des rites du culte de l'empereur, le concilium s'occupait de questions administratives et de vœux à présenter dans l'intérêt de la province. Ses membres exerçaient un contrôle sur l'administration de leur gouverneur et avaient le droit de le mettre en accusation.

La confédération des quatre colonies cirtéennes (Cirta, Mileu, Rusicade et Chullu), ancien domaine de Siltius, jouissait, pour toute chose, d'une véritable autonomie; «elle formait, dit M. Duruy, un véritable État, où l'édile municipal était investi des pouvoirs attribués au questeur romain, dans les provinces proconsulaires [150]»; elle avait un concilium particulier, dont les attributions étaient beaucoup plus étendues que dans les provinces. Son clergé et son culte avaient une physionomie spéciale; ses prêtres, des deux sexes, portaient le titre de flamines. Chaque colonie était administrée, pour ses affaires particulières, par un ordo, sorte de conseil municipal [151].

[Note 149: ][ (retour) ] Héron de Villefosse, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, IVe série, t. XI, p. 216, 217.

[Note 150: ][ (retour) ] Hist. des Romains, t. V, p. 360.

[Note 151: ][ (retour) ] Voir l'intéressant travail de M. Pallu de Lessert, dans le Bulletin des Antiquités africaines de M. Poinssot, année 1884. Voir également Duruy, Histoire des Romains, t. IV, p. 42 et suiv.