— Donne-moi ce papier… Tu ne sais seulement point lire !

Il chercha dans les poches de sa veste et puis, à demi étendu sur le banc, il fouilla lentement dans son gousset.

— Hé bé ! où est-il ! Je ne le sais point ! Je dois l’avoir perdu.

La Loïse avança vivement la main.

— Badaud ! le voilà qui sort de ta poche tout seul !

Elle poussa la carte sous le nez de Philémon et puis elle s’approcha de la porte pour lire en pleine lumière.

Alors ce fut très beau.

Elle changea de couleur, la Loïse ! ses mains se joignirent sur sa poitrine émue, son cou fléchit. Et ce cri, ce cri aigu d’abord et puis vite étranglé, cette lamentation déchirante d’un pauvre être à bout de forces et qui s’abandonne !

Elle risqua deux ou trois pas chancelants et dans le fauteuil d’osier se laissa choir de son haut. Plouf !

A ce moment la Rougeline entra. Loïse tendit vers elle ses deux bras, si faibles !