28 août. — Réponse du neveu. Il se moque de cette affaire. Pour lui, d’ailleurs, l’oncle était fou depuis longtemps.
Ça va bien !
Cette semaine, il faut que je m’occupe de mon déménagement. J’aurai fini, je pense, samedi matin. Samedi soir, je vais droit à l’hospice et je leur dirai ce que j’ai sur le cœur, aux éminents psychiatres !
J’en ai assez, à la fin !
3 septembre. — M. le médecin-chef n’a pas voulu me recevoir. Je n’ai vu qu’une vieille infirmière barbue qui, d’ailleurs, ne m’a pas écouté.
Le règlement s’oppose formellement, paraît-il, à ce que je voie M. Buc.
10 septembre. — Cette pitoyable affaire me rend malade. Je ne mange plus, je ne dors plus. Je suis empoisonné.
Je n’ose plus dire ce que je sais : on finirait peut-être par m’enfermer, moi aussi.