TRADUIT ET ANNOTÉ
PAR
HENRI SCHIRMER
Professeur de Géographie à l’Université de Lyon.
PARIS
LIBRAIRIE FISCHBACHER
(Société anonyme)
33, RUE DE SEINE, 33
1898
NOTE DU TRADUCTEUR
C’est un nom peu connu en France que celui d’Erwin de Bary. Sa dépouille repose ignorée dans un coin de l’oasis de Ghât, et l’on ne songe guère à lire, dans la revue étrangère où il a été imprimé jadis, son journal de route, seule trace qui reste de son activité évanouie. Cependant son œuvre inachevée mérite mieux que cet oubli.
L’Aïr, où il a pénétré, est une des contrées les plus curieuses et les moins connues du globe. Ses montagnes, son climat sont encore un problème pour le géographe. Pour le naturaliste, c’est un de ces pays d’élection où ont pu survivre quelques échantillons de flore et de faune, témoins d’une époque antérieure et d’un climat disparu. L’historien y cherche la trace d’une civilisation nègre très ancienne, et celle des relations qui unirent peut-être l’Egypte antique au coude du Niger. Le commerçant y voit la station la plus importante de la route la plus facile qui traverse le Sahara.