[6]Deux mois plus tard, de Bary était bien revenu de son impression première. Voir plus loin ce qu’il dit de la faiblesse de l’autorité turque.
[7]Richardson (Travels in the Great Sahara, Londres, 1848, t. I) nous a laissé un tableau très vivant de la vie de Ghât à cette époque.
[8]Cette mesure a été la source d’interminables différends entre les Touareg et les Turcs, et les premiers ont fini par avoir gain de cause. En 1894, les Touareg disaient à M. Foureau : « Nous avons combattu parce que les Turcs avaient la prétention de nous empêcher d’entrer dans la ville en armes, et nous avons été vainqueurs. Nous le serions encore, le cas échéant. » (Foureau, Ma mission au Sahara, 1893-1894, p. 214.)
[9]Il s’agit du thaler Marie-Thérèse, autrefois seule monnaie ayant cours au Soudan. Depuis l’occupation de Tombouctou, il cède la place à notre pièce de cinq francs.
[10]Le commandant Mircher avait déjà publié la même information (Mission de Ghadamès p. 52).
[11]Les Kel-Ouï sont maîtres de couper tout commerce entre Ghadamès Ghât et le Sokoto, en interdisant le passage par leur oasis de l’Aïr. De là ce privilège dont ils jouissent à Ghât.
[12]Cette prévision ne s’est pas réalisée. Aujourd’hui encore, les Touareg ne paient aucun impôt.
[13]Ici, de Bary a pris au pied de la lettre ce qui n’était sans doute de la part des Azdjer qu’une simple bravade. Jamais, dans la suite, Ahitaghel ne les a réunis sous son commandement.
[14]C’est le nom d’une famille de chefs politiques et religieux, qui, il y a deux siècles, régnaient en rois féodaux sur les Touareg Azdjer et les Touareg Hoggar. Détrônés par les Oraghen (la tribu d’Ikhenoukhen), les Imanan ne forment plus aujourd’hui que la moindre des tribus nobles azdjer. Déjà du temps de Duveyrier, cette famille ne comptait plus que cinq représentants mâles. (Les Touareg du Nord, p. 346.)
[15]Ceci n’est pas tout à fait exact. Dournaux-Dupéré et Joubert avaient déjà dépassé la hamada de Tinghert ; ils furent tués au sud de l’oued Ohanet, sur la route suivie autrefois par Duveyrier, au moment de pénétrer dans la région des dunes d’Edeyen. Voir notamment la version plus exacte, donnée par le P. Richard, Voyage chez les Touareg Azgueurs (les Missions catholiques, janvier, juillet 1881, t. XIII, p. 161).