Si l’on se rappelle, en effet, une autre tradition recueillie par Barth au coude de Bourroum sur le Niger, et d’après laquelle un Pharaon d’Egypte serait venu jusque-là (Reisen V, p. 194), si d’autre part on considère, qu’à la différence des autres peuples nègres, les Sonrhaï établis dans ce coude du Niger embaumaient leurs morts à la manière égyptienne, avant d’être convertis à l’Islam (Ahmed-Baba, Tarikh-es-Soudan, Zeitsch. der deutschen morgenländ, Gesellsch., IX, p. 532) ; que le nom des Atarantes, connus des anciens Égyptiens pour habiter dans le désert à dix journées de marche des Garamantes, rappelle le terme haoussa atara signifiant les « hommes assemblés » (Barth, Sammlung und Bearbeitung central-Afrikanischer Vokabularien, p. c-c II), et que d’après une ancienne tradition le peuple du Gober, premier occupant de l’Aïr, doit son origine à des Coptes d’Égypte (Denham, Voyages et découv., III, p. 202) ; qu’enfin le nom de Tagama, une des cités placées par Ptolémée sur le dix-septième parallèle, se retrouve chez la tribu des Tagama, établie au sud de l’Aïr, on ne peut s’empêcher de voir en ce nom de palmier Faraoun un indice de plus en faveur de l’ancienneté des relations de l’Egypte avec l’Aïr.

[231]Panicum turgidum Forsk., en arabe bou-rekouba (Foureau, Catal., p. 2).

[232]Une Bucerosia ? (A.)

Note du transcripteur :