En conséquence, Gontran avait aux lèvres trois ou quatre questions et il allait entamer son interrogatoire quand, de l'autre côté de la porte, sur le carré, une voix étonnée prononça:

—Tiens! fermée... Je suis pourtant bien sûr de l'avoir laissée ouverte.

Sans y réfléchir, il ouvrit au domestique Hilarion qui apparut tenant entre ses deux mains, enveloppé dans un journal, un copieux tas de petit salé.

Avant que le valet eût eu le temps de s'avancer, Cydalise profita de l'issue ouverte. Elle sortit vivement sur le carré et, quand elle eut sa retraite assurée, elle se retourna pour dire à Gontran:

—Grand merci, monsieur, de vos bons soins!

Puis elle monta l'étage qui menait au domicile de son maître.

Cependant Hilarion et son petit salé avaient pénétré dans la cuisine. En trouvant le jeune homme enfermé avec une jolie fille, l'ex-valet du duc Riaco del Punaisiados avait eu un sourire discret qui agaça Gontran.

De là vint que, sans daigner entrer dans une explication au sujet de Cydalise, le jeune homme demanda d'un ton sec:

—Vous l'avez donc été chercher en Chine, votre petit salé?

—Monsieur trouve probablement que mon absence a été longue? dit Hilarion sans se démonter.