—Allons les voir.

A son troisième pas dans la direction de la cave, il se retourna pour revenir vers la table et, à nouveau, il prit le verre plein.

—Si Ducanif est toisé, c'est qu'un des deux verres à demi vidés contenait la drogue. Un d'eux a été celui du défunt, l'autre a été vidé par Héloïse ou le docteur pour encourager le bonhomme à se fourrer le mauvais lolo dans le torse... Donc ce troisième verre plein est bon à boire.

En vertu de ce raisonnement des plus justes, le Tombeur avala avec délices la boisson.

—Eh! ça fait du bien par où ça passe! ricana-t-il tout heureux d'avoir calmé sa soif.

Ensuite il reprit son couteau qu'il avait posé sur la table et, enjambant le cadavre de Ducanif, il répéta:

—Allons les voir!

Ce n'était pas le moment d'avoir des sabots. Aussi, marchait-il si légèrement que le trot d'une souris, à côté de son pas, eût été bruyant.

Au milieu de l'escalier, l'étonnement le fixa sur place.

—Est-ce qu'Héloïse en est, maintenant, aux regrets de ce qui est fait?... Il est un peu tard pour s'en désoler, murmura-t-il.