—Ah! une tournure de lourdaud, à la taille épaisse? reprenait la comtesse.

—Non, non, disait vivement Gervaise, défendant son amoureux. Au contraire, il est de taille svelte.

—Alors, explique-moi ta moue, chérie.

—Il a un petit défaut.

—Ce n'est pas d'être bossu, j'imagine? s'écriait la veuve avec une terreur feinte.

—Je le trouve un peu raide, un peu gourmé dans ses habits. Il a un je ne sais quoi qui le fait paraître emprunté, détaillait Gervaise.

—Comme un militaire en bourgeois, avançait la veuve.

Mais cette comparaison n'était pas à la portée de la jeune fille qui, dans sa solitude de Mégin, si elle avait vu passer des soldats, ne les avait aperçus jamais que sous l'uniforme.

Aussi, comme elle hésitait à répondre, madame de Méralec lui demanda:

—Veux-tu t'instruire à ce sujet?