Comme je feuilletais ces derniers, un carré de papier détaché m'apparut au milieu d'une liasse de titres et, en haut de ce papier, je lus, écrit en grosses lettres, le nom de Julie.
Mais, hélas! ma trouvaille ne pouvait m'être d'aucune utilité, car elle s'offrait à moi comme une énigme indéchiffrable. Au-dessous du nom, se voyait une série de traits se bifurquant en zigzags, s'entremêlant et, de droite et de gauche, divisés en branchements, au bout desquels se montraient de petits carrés. De ces carrés, il en était un pointé d'une croix. À coup sûr, c'était un plan; mais, pour s'en servir, il fallait d'abord connaître sa raison d'être.
À tout hasard, je glissai ce papier dans mon portefeuille.
Une heure après, avec Croutot, qui fondait en larmes, je suivis les porteurs qui, le brancard sur l'épaule, emportaient le corps du vicomte au cimetière.
Après un court silence, Vasseur reprit:
Le soir, la curiosité de revoir l'endroit où avait commencé le drame me ramena à Frascati. La première femme que j'y rencontrai fut Suzanne, qui devait guetter mon arrivée. Elle vint à moi, plus splendidement belle que jamais, et, d'une voix émue:
—Je t'aime, me dit-elle, veux-tu de moi?
—Non, je te méprise.
Elle pâlit à cette réponse et, certaine de sa condamnation, elle partit d'un pas chancelant. Par quel étrange retour du sort, cette femme qui exécrait le vicomte fou d'elle, s'était-elle éprise de moi qui n'éprouvais, à sa vue, qu'un dégoût profond?
Trois jours après, je quittai Paris.