—Oui, c'était mon idée première; mais du moment que tu as trouvé mieux, objecta le métayer…
—Toujours faut-il, en tout cas, que le Meuzelin soit coffré. Vous ou moi, nous saurons où aller le prendre, répliqua le Notaire.
De sa plus belle écriture, il écrivit la première moitié de l'ordre. Il s'arrêta pour demander:
—Nous disons donc, Cardeuc, qu'il nous faut dégommer le Meuzelin?
—Oui, pour que s'il se dépouille du personnage de comte de Méralec, il ne puisse retomber sur ses pattes dans le rôle de policier.
—Voilà qui est fait, annonça le patriarche après avoir tracé quatre nouvelles lignes.
—Désigne à présent son successeur, dit Coupe-et-Tranche.
—Qui ça? demanda le Notaire, reprenant la plume.
—Croutot, prononça le Marcassin.
Au lieu de tracer ce nom, le Notaire fit une grimace et lâcha un «hum!» plein de méfiance.