—Si le coeur vous disait!
Dame! il se rappelait le «mon beau Labor, je t'aime!» murmuré en rêve et il y allait bon jeu bon argent.
Le Notaire, l'oeil à son trou, n'avait cessé d'observer la scène. Il souffla vivement à Marcassin:
—Il faut aller délivrer Suzanne. La porte est fermée au verrou, et il tient la belle de façon à ce qu'elle ne puisse se dégager. Il est temps de retirer au toutou le morceau de sucre qu'il veut dévorer.
Cardeuc hésita. Avant d'agir, il voulait décider avec le patriarche quelque parti à prendre au sujet de Meuzelin. Mais le Notaire le poussa vers la porte en insistant d'une voix pressée:
—Sauvons d'abord le morceau de sucre. Notre chien sautera tant qu'il ne l'aura pas croqué.
Et, après le départ de Coupe-et-Tranche, il se remit à son trou, en murmurant fort alarmé.
—Est-ce que Suzanne serait assez bête pour lâcher la friandise à cet idiot?
Mais il calomniait Suzanne.
Dans ces bras dont elle avait senti qu'elle ne pouvait s'échapper, elle s'était redressée noble et fière, le regard étincelant d'une indignation de femme vertueuse: