Mais la réflexion lui en fit rabattre.

—Un coup, redit-il, quel coup le Beau-François pouvait-il avoir la hardiesse de tenter dans le château de la Brivière, tout bondé de hussards?

—Erreur! mon garçon, il n'y a plus un soldat au château. Tu peux aller sans crainte t'en assurer, affirma Cardeuc.

Dans la persuasion que Meuzelin, tout heureux d'avoir été laissé libre par le général, devait avoir détalé au plus vite, avec les siens, de la Brivière, le métayer continua:

—Non seulement les soldats ne sont plus au château, mais je doute qu'à cette heure, il s'y trouve âme qui vive.

Court-Talon ouvrit des yeux tout grands de surprise joyeuse.

—Mais alors, fit-il, on peut donc dévaliser le château?

—Tout à l'aise, appuya Coupe-et-Tranche.

La surprise du gars changea de nature à cette réponse.

—Et vous ne profitez pas de l'occasion? demanda-t-il avec un léger accent de reproche.