Elle comprit que je venais à son secours et, dans son horrible angoisse, elle sut encore me sourire.
Je voulais retendre sur son lit, puis appeler à l'aide. Elle me résista et, de sa voix haletante, hachée, rauque, elle me dit lentement, avec d'effrayantes pauses, causées par les effroyables élancements du mal.
—Non, personne, personne… Vous seul! Fasse le ciel que vous soyez un honnête homme… Mon fils sait la vérité pour Julie… Enfoui le tout pavillon rustique… Ils sont là… aller voir successeur d'Aubert.
La mort ne lui accordait plus que quelques mots à dire dont il fallait profiter. Elle me montra sur la table le portefeuille plein de papiers.
—Vous lirez et comprendrez tout, bégaya-t-elle.
Elle se redressa, les deux mains sur son coeur.
—Mon fils! ma Julie! souffla-t-elle encore.
Si je ne l'avais soutenue, elle serait tombée. Son coeur venait de se rompre. Elle était morte.
Je l'étendis sur sa couche.
En revenant à la table, je vis à terre la lettre que la comtesse avait laissée échapper de sa main.