—Avant tout, je prie monsieur de la Morpisel de promettre le secret à un père qui n’est coupable, au fond, que d’avoir voulu le bonheur de sa fille.
Le clignement d’yeux par lequel répondit le notaire était à la fois une invitation à parler et la promesse du secret réclamé.
—Elle est dans la poche de l’habit que je vous rapporte, déclara carrément le tailleur.
—Et vous l’avez lue?
—Puisque M. Polac est devenu mon gendre, répondit-il simplement.
—Alors vous connaissez la condition?
—Puisque M. Polac est devenu mon gendre, répéta encore le gros homme.
A cette réponse, M. de la Morpisel tourna involontairement un regard vers Polac.
En ce moment, Timoléon, mettant à profit la conférence secrète de son beau-père avec le tabellion, apprenait son mariage à Dumouchet, qui faisait la moue de n’avoir pas été invité. Certes, le pauvre Dumouchet ne pouvait pas passer pour un gros homme, mais il faisait si bien ressortir la maigreur de son cousin qu’elle frappa le notaire.