—Oui, oui, ma belle, quatre douzaines, répondit Touriquet.
Puis il me souffla à l’oreille:
—C’est la camériste de madame Nubadar qui guettait notre arrivée.
Arrivés au premier étage, nous tournâmes dans un long couloir tout plein de bruit de voix, de rires, de chants, d’accords de pianos... et, surtout, d’une lourde odeur de cuisine.
—Ce sont les gens de la maison qui prennent du bon temps... Madame Nubadar est une indulgente maîtresse, m’apprit Touriquet pour m’expliquer ce tapage.
Enfin une porte s’ouvrit et mon ami me poussa en me soufflant:
—Saluez; vous êtes en présence de l’illustre veuve.
J’étais encore en train de m’incliner que la mère de mon ange s’écriait.
—Ah! clampins! vous v’là donc! J’ai l’estomac qui me colle au dos tant j’ai faim! Enfin, nous allons becqueter!... Pas vrai, Clarisse?
—Oui, maman, répondit une voix qui résonna à mes oreilles comme une harpe éolienne.