Meph. "Pourquoi tout ce vacarme?... (détail) Faust, tragédie de M. de Goethe, traduite en français par M. Albert Stapfer C. Motte (Paris) 1828.
Jeudi 1er avril.—Été le matin avec Champmartin chez Cogniet, où j'ai déjeuné.
J'ai vu le masque moulé de mon pauvre Géricault. O monument vénérable! J'ai été tenté de le baiser... sa barbe... ses cils... Et son sublime Radeau! Quelles mains! Quelles têtes! Je ne puis exprimer l'admiration qu'il m'inspire.
—Vu Fedel chez lui.—Retrouvé Fedel, comme je me disposais à aller voir l'Italiana in Algeri.[91] Endormi toute la soirée.
—Peindre avec brosses courtes et petites. Craindre le lavage à l'huile.
—Il me survient le désir de faire une esquisse du tableau de Géricault. Dépêchons-nous de faire le mien. Quel sublime modèle! et quel précieux souvenir de cet homme extraordinaire!
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Vendredi 2 avril.—A l'atelier toute la journée. Arrêté en partie mon fond.
M. Coutan est venu me voir. Il m'a donné envie de voir les dessins de Demeulemeester[92].