[118] Alexandre Batton, compositeur et pianiste, né à Paris le 2 janvier 1797, mort le 15 octobre 1855, élève de Chérubini, prix de Rome en 1816.

[119] Marochetti, sculpteur français né à Turin en 1805 de parents naturalisés Français, mort en 1867. Son œuvre est importante et lui valut de nombreuses récompenses. Il fut notamment charge d'exécuter un des bas-reliefs de l'Arc de triomphe de l'Étoile.

[120] Antoine Allier, sculpteur français, qui siégea plus tard comme député aux Assemblées législatives de 1839 à 1851. Il exécuta un grand nombre de compositions, de bustes et de statues, qui furent exposés au Salon, de 1822 à 1835. Delacroix fait sans doute allusion ici à sa figure intitulée: Jeune marin expirant.

[121] William Godwin. Économiste et romancier anglais, né en 1756, mort en 1836. Après quelques années de travaux, il devint du coup célèbre par la publication de deux ouvrages: un traité de politique sociale et un roman. Le premier, intitulé Recherches touchant la justice politique et son influence sur la vertu et le bonheur général, parut en 1793. Dans cet ouvrage, Godwin a la prétention de réformer la société d'après des données rationnelles tirées de la philosophie du dix-huitième siècle et de l'esprit de la Révolution française. Son roman, Caleb Williams, fut inspiré par un même sentiment d'indignation contre les vices de la société qui l'entourait. Sa fille épousa le poète Shelley, et il est probable que les idées de Godwin ne furent pas étrangères aux tendances révolutionnaires et rénovatrices de l'auteur des Cenci.

[122] Les idées de Delacroix sur l'amitié s'étaient modifiées avec l'expérience de la vie. Nous rapprocherons simplement de cette remarque un court fragment d'une lettre écrite à Pierret en 1820: «Sainte amitié, amitié divine, excellent cœur! Non, je ne suis pas digne de toi. Tu m'enveloppes de ton amitié, je suis ton vaincu, ton captif. Bon ami, c'est toi qui sais aimer. Je n'ai jamais aimé un homme comme toi, mais ton cœur, j'en suis sûr, sera inépuisable.» (Corr., t. I, p. 52.)

[123] Cette toile a été au Salon de 1827, puis aux Expositions universelles de 1855 et de 1878. Appartient à l'église Saint-Paul-Saint-Louis, rue Saint-Antoine. (Voir Catalogue Robaut.)


Samedi 1er mai.—Ayant reçu hier une lettre de la cousine Lamey, qui m'avertissait que M. de la Valette devait venir chez elle aujourd'hui pour y voir ma sœur, je me suis proposé d'y revenir.

Je suis resté à l'atelier jusqu'à midi.—Mis au trahies deux petits dessins.

Resté ensuite chez la cousine jusqu'à deux heures et demie.