Après dîner, j'ai été un moment chez Fould et suis revenu pour l'entendre avec Franchomme; mais le plaisir de la soirée avait été deux ou trois morceaux de Chopin qu'elle m'avait joués avant mon départ pour aller chez le ministre.

Grzymala, à dîner, nous a soutenu que Mme Sand avait accepté de Meyerbeer de l'argent pour les articles qu'elle a faits à sa louange. Je ne puis le croire et j'ai protesté. La pauvre femme a bien besoin d'argent: elle écrit trop et pour de l'argent; mais descendre jusqu'au métier des feuilletonistes à gages, c'est ce que je ne puis croire!

Berryer venu chez la princesse.

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7 février.—Soupe chez la fameuse comtesse de Païva. Ce luxe effrayant me déplaît; on ne rapporte aucun souvenir de semblables soirées: on est plus lourd le lendemain, voilà tout.

Depuis moins de quinze jours, j'ai travaillé énormément: je suis occupé maintenant de Foscari[18]. J'avais auparavant donné aux Lions[19] une tournure que je crois enfin la bonne, et je n'ai plus qu'à terminer en changeant le moins possible.

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11 février.—Dîner chez Bornot.

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