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Strasbourg, mardi 28 juillet.—Parti pour Strasbourg[391] à sept heures. Voyage agréable, beau pays; il faisait étouffant au milieu de la journée.

À Nancy, je me suis trouvé seul jusqu'à Strasbourg. Je n'ai plus senti ni la chaleur ni la poussière. Tout ce trajet a été ravissant.

Le bon cousin m'attendait à la gare. Enchantés de nous revoir.


[391] Dans la Correspondance, il n'y a comme trace de ce voyage à Strasbourg qu'une lettre datée du 5 août 1857, adressée à M. X..., dans laquelle il recommande un artiste dont nous avons déjà vu le nom dans le Journal, le sculpteur Debay.


Dimanche 2 août.—Vers sept heures nous avons été à l'Orangerie, à travers une poussière affreuse; mais j'ai été dédommagé par la vue du lieu, qui est ravissant. Il n'y a rien comme cela à Paris: aussi y avait-il très peu de monde!

Tout ici est différent: ces environs, ces champs et ces prairies qui touchent aux promenades et se confondent avec elles, ont un air champêtre et paisible. La population n'a pas cet air évaporé et impertinent de notre race. C'est dans des contrées connue celle-ci qu'il faut vivre, quand on est vieux.

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