15 août.—Le matin, déjeuné à l'Hôtel de ville et au Te Deum ensuite. Grande impression de cette foule en robe de toutes couleurs et en habits brodés: la musique, l'évêque, tout cela est fait pour émouvoir; l'église m'a paru, comme toujours, une des mieux faites pour élever et frapper.
Réception chez l'Empereur.
Rentré fatigué; le soir, promenade solitaire faite avec beaucoup de plaisir; je m'amuse des illuminations; je crois que c'est la première fois que la foule ne me cause pas d'ennuis.
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18 août.—Arrivée de la reine d'Angleterre. Je sors de l'église vers trois heures pour rentrer chez moi. Point de voiture! Paris est fou ce jour-là; on ne rencontre que corps de métiers, femmes de la halle, filles vêtues de blanc, tout cela bannière en tête et se poussant pour faire bonne réception.
Le fait a été que personne n'a rien vu, la Reine étant arrivée à la nuit; je lai regretté pour toutes ces bonnes gens qui y allaient de tout leur cœur; j'étais invité par Pastoret à aller voir le cortège chez lui; j'ai trouvé là Feuillet[93], Beauchesne[94], qui m'a recommandé son fils, candidat aux bourses de l'école de Saint-Cyr[95].
Revenu au milieu d'une cohue épouvantable.
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23 août.—Bal à l'Hôtel de ville pour la reine d'Angleterre; chaleur affreuse.