[8] Edmond Membrée (1820-1882), compositeur français, élève de Carafa. Il écrivit notamment les chœurs de l'Œdipe-Roi, de J. Lacroix, joué au Théâtre-Français en 1858.
[9] Anselme Payen (1795-1871), chimiste, professeur à l'École centrale et au Conservatoire des arts et métiers, membre de l'Académie des sciences.
[10] Adalbert de Beaumont, peintre et littérateur, qui exposa à plusieurs Salons et écrivit dans divers journaux et revues des articles sur les questions d'art.
[11] Le comte de Rambuteau (1781-1869) avait été préfet de la Seine sous la monarchie de Juillet. Ce fut lui qui commença dans Paris les travaux d'embellissement qui devaient plus tard, sous l'administration du baron Haussmann, transformer la capitale.
[12] Ce tableau, Pieta, fut peint directement sur le mur. (Voir Catalogue Robaut, n° 768.)
2 février.—Dîné avec Mme de Forget.—Chez Mme Cerfbeer ensuite. J'ai fait les deux choses.
Beaucoup causé avec Eugène[13], que j'aime beaucoup.
Chez Cerfbeer[14] ensuite, où l'on étouffait; j'ai causé avec Pontécoulant[15] et avec sa femme. Il me disait assez justement que la prise de Sébastopol serait l'empêchement irrémédiable à la paix; que l'Empereur, en 1812, n'avait pas rétabli le royaume de Pologne pour ne pas fermer tout retour à la paix, bien persuadé que la Russie n'abandonnerait jamais ses prétentions sur la Pologne et en ferait toujours un objet d'amour-propre au premier chef, comme elle en fait un de sa possession de la Crimée, le talisman véritable qui lui ouvre le chemin à la domination de l'Orient.