[Note 207: ][ (retour) ] Au siége de Caen, en 1450: «Puis après on commença du costé de monseigneur le connestable à faire des approches couvertes, et descouvertes, dont le Bourgeois en conduisait une, et messire Jacques de Chabannes l'autre; mais celle du Bourgeois fut la première à la muraille, et puis l'autre arriva, et fut minée la muraille en l'endroict. En telle manière que la ville eut esté prinse d'assault, si n'eust été le roy, qui ne le voulut pas, et ne voulut bailler nulles bombardes de ce costé; de peur que les Bretons n'assaillissent.» Hist. d'Artus III, duc de Bretaigne et connest. de France, de nouveau mise en lumière, par T. Godefroy, 1622.

Au siége d'Orléans, 1429: «Le jeudy, troisième jour de mars, saillirent les François, au matin, contre les Anglois, faisant pour lors un fossé pour aller à couvert de leur boulevert de la Croix-Boissée à Saint-Ladre d'Orléans, afin que les François ne les peussent veoir ne grever de canons et bombardes. Celle saillie fist grand dommage aux Anglois, car neuf d'eux y furent prins prisonniers; et outre, en y tua «Maistre-Jean d'une coulevrine cinq à deux coups.» Hist. et discours du siége qui fut mis devant la ville d'Orléans (Orléans 1611).

[Note 208: ][ (retour) ] «... Et fut mis le siége à Cherbourg. Et se logea mon dict seigneur d'un costé, et monseigneur de Clermont de l'autre. Et l'admirat de Coitivi, et le marschal, et Joachim de l'autre costé devant une porte. Et y fut le siège bien un mois, et y furent rompues et empirées neuf ou dix bombardes que grandes que petites. Et y vinrent les Anglois par mer, entre autres une grosse nef nommée la nef Henry, et y commença un peu de mortalité, et y eut monseigneur bien à souffrir, car il avoit toute la charge. Puis feit mettre quatre bombardes devers la mer en la grève quand la mer estoit retirée. Et quand la mer venoit, toutes les bombardes estoient couvertes, manteaux et tout, et estoient toutes chargées, et en telle manière habillées, que dès ce que la mer estoit retirée on ne faisoit que mettre le feu dedans, et faisoient aussi bonne passée comme si elles eussent esté en terre ferme.» Hist. d'Artus III, ibid., p. 149.

[Note 209: ][ (retour) ] «Durant les festes et service de Noël, jettèrent d'une partie et d'autre, très-fort et horriblement, de bombardes et canons; mais surtout faisoit moult de mal un coulevrinier natif de Lorraine, estant lors de la garnison d'Orléans, nommé maistre Jean, qu'on disoit estre le meilleur maistre qui fust lors d'iceluy mestier, et bien le montra: car il avoit une grosse coulevrine dont il jettoit souvent, estant dedans les piliers du pont, près du boulevert de la Belle-Croix, tellement qu'il en tua et bléça moult d'Anglois.» Hist. et discours au vray du siége qui fut mis devant la ville d'Orléans (Orléans 1611).

«... Celuy jour (pénultième du mois de février 1429), la bombarde de la cité pour lors assortie à la croche des moulins de la poterne Chesnau, pour tirer contre les tournelles, tira tant terriblement contre elles, qu'elle en abbatit un grand pan de mur.» Ibid.

«Les François conclurent ledit chastel de Harecourt d'engin et du premier coup qu'ils jetèrent percièrent tout outre les murs de la basse-cour qui est moult belle à l'équipolent du chastel qui est moult fort.» Alain Chartier, pag. 162. Ann. 1449.

[Note 210: ][ (retour) ] Copié sur des vignettes du manuscr. de Froissart, XVe siècle. Bibl. Impér., n° 8320, t. I. Les canons (fig. 43) se trouvent dans les vignettes intitulées: Comment le roy d'Angleterre assiégea la cité de Rains... Comment la ville de Duros fut assiégée et prinse d'assault par les François. Ces canons étaient fabriqués dans l'origine au moyen de bandes de fer forgé réunies comme les douves d'un tonneau et cerclées par d'autres bandes de fer cylindriques; lorsqu'ils étaient de petit calibre, ils étaient ou forgés ou fondus en fer ou en cuivre (voy. ENGIN).

[Note 211: ][ (retour) ] Ces figures sont tirées du manuscrit de Froissart, déjà cité. Un des arbalétriers (46) est pavaisé, c'est-à-dire qu'il porte, sur son dos, un large pavois attaché à une courroie; en se retournant pour bander son arbalète, il se trouvait ainsi garanti contre les traits ennemis. L'anneau en fer, adapté à l'extrémité de l'arbalète, servait à passer le pied lorsqu'on faisait agir le cranequin pour bander l'arc.

[Note 212: ][ (retour) ] Ce plan est tiré de la Topographie de la Gaule, éd. de Francfort; Mérian, 1655. La majeure partie de ces fortifications existent encore.

[Note 213: ][ (retour) ] L'ouvrage avancé indiqué sur ce plan a été remplacé par une défense moderne importante, à cheval sur la route venant de Dijon.

[Note 214: ][ (retour) ] Cette tour s'appelle aujourd'hui tour du Marché. Nous donnons le seul étage qui soit conservé, c'est l'étage inférieur. Le plan est à l'échelle de 0,00175 p. m.

[Note 215: ][ (retour) ] Nous devons à M. Millet, architecte attaché à la Commission des monuments historiques, les dessins de cet ouvrage de défense.

[Note 216: ][ (retour) ] Les courtines voisines datent du XIIIe siècle. C'est à M. Abadie que nous devons le relevé fort exact de cet ouvrage de défense.