»serviteur,
»PAUL FÉVAL.»
La situation se complique, dit Salvador après avoir lu cette lettre. Du diable, si je croyais jamais entendre parler de Jazetta et de son fils infortuné; il est du reste fort heureux pour moi que la mère soit morte et que le fils qui, peut-être, est encore de ce monde, ignore le nom qu'il a le droit de porter[583]. Montrons-nous donc à la fois, puisque cela ne me coûtera rien et ne peut me compromettre, homme sensible et excellent père.
Je crois vraiment que ce M. Paul Féval qui me paraît un très-brave homme aurait ramené en France la pauvre Jazetta, si elle n'était pas morte si à propos.
Après ce petit monologue, Salvador écrivit la lettre servante qu'il envoya de suite à Servigny.
Le marquis de Pourrières à M. Paul Féval.
Du château de Pourrières.
«Monsieur,
»J'ai reçu votre aimable lettre et les précieuses reliques qui l'accompagnaient. J'ai baigné de mes larmes le médaillon et la boucle de cheveux bruns qui m'ont rappelé une femme que j'ai tant aimée et que je regretterais peut-être encore malgré son ingratitude, si l'ange qui a bien voulu m'accorder sa main ne me l'avait fait oublier.
»Ce que je viens de vous dire, vous a surabondamment prouvé, monsieur, qu'il ne reste de place dans mon cœur que pour la pitié que doivent inspirer à toutes les âmes sensibles des infortunes aussi grandes que celles qui ont accablées la malheureuse Jazetta, qu'elles soient ou non méritées.