Et les gens s'en allant, l'ayant bien remercié, il disait parfois à demi-voix:

—Ce que vous avez reçu gratuitement, donnez-le gratuitement.

Lorsque c'étaient des propriétaires riches, comme ceux de La Coudonnie, de Valmassingeas, de La Rolphie, ils insistaient:

—Monsieur le Curé, au moins pour votre église, pour vos pauvres, laissez-nous faire quelque chose!

—Puisque vous le voulez, disait-il alors, il ferait besoin d'une nappe d'autel.

Ou bien:

—Faites porter un sac de blé chez la veuve de Blasillou.

Et les autres faisaient:

—A la bonne heure, monsieur le Curé; n'ayez crainte, nous ne l'oublierons pas.

Il est vrai qu'aux étrennes, les gens, reconnaissants, portaient bien des affaires à la maison curiale: c'était une paire de chapons, ou de poulets, ou des œufs, ou un panier de pommes, ou un lièvre, ou une bouteille de vin pinaud, ou un quarton de marrons, ou quelque chose comme ça. Il y eut même, une fois, une pauvre vieille qui lui apporta trois ou quatre douzaines de nèfles dans les poches de son devantal, et, comme elle s'excusait de ce qu'elle n'en avait pas davantage et puis qu'elles n'étaient pas trop mûres, le curé lui dit de bonne grâce: