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Le travail t'embrassant, quand sa grande aile s'ouvre,
Depuis le Panthéon jusqu'aux sommets du Louvre,
Animant les marteaux, la scie et les leviers,
Et ne laissant dormir aucun de tes quartiers ;
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Tes orchestres géants, tes fêtes colossales,
Tout ce tumulte enfin, ce brillant coloris
Qui rend belle à ton front ta couronne, ô Paris !
Cette voix, ainsi que son modèle, a ses cris d'enthousiasme et de douleur, de désolation et de dédain, d'admiration et de colère ; mais elle ne se confond pas avec toutes les autres. Ces émotions profondes du poëte, elles ne vibrent pas du même son que les émotions de la multitude, elles ont un accent étrange, inaccoutumé, et qui, par sa dissonnance, les fait entendre au-dessus de l'universelle clameur. Ce poëte est un chrétien agissant ; il possède ces vertus chrétiennes qu'a ignorées le monde antique : il juge, il condamne, mais il aime ; il s'émeut des douleurs de l'humanité, de ses vices, de ses erreurs, il sait ce que valent les cœurs souffrants, les coeurs aimés ; d'une voix douce et tendre il les encourage et les console ; il fait briller la lumière immortelle aux yeux des faibles et des égarés, et il les entraîne après lui dans son aspiration vers Dieu.