Longtemps elle hésita. Enfin :

— Vous n’avez pas une petite amie ? demanda-t-elle.

— Non, répondit Gaston…

Mais il disait cela. Naturellement, s’il en avait une, il n’allait pas lui raconter…

Elle lui dit, après :

— Dites ? Vous avez pensé à moi ? Qu’est-ce que vous avez pensé ?

— Que tu es très gentille…

— Et quoi encore ? Je veux savoir tout ce que vous avez pensé…

Mais Gaston aimait mieux l’embrasser que d’analyser ses sentiments.

Et d’abord, il voulait qu’elle lui dît « tu » comme hier… Et puis on allait aller se promener. Cette chambre l’assombrissait, il avait hâte de sortir.