—Ah, mon Dieu! qu'il m'a donc amusée hier soir... Tu sais que je me suis retirée de bonne heure.—Eh bien! mon Othello... s'était placé en face de ma chambre.... C'est Fanny qui m'a dit cela, en face de ma chambre grimpé dans un énorme acacia... et ce qu'il y a de fort curieux, c'est que le fils de M. de Mersac est venu justement s'asseoir sur le banc qui est placé au-dessous de cet arbre, avec cette bonne madame d'Alby...
—Avec madame d'Alby!!!...
—Avec madame d'Alby...
—En vérité, ma chère, l'adolescence ne respecte plus la vieillesse, même dans les femmes... Ce jeune de Mersac va se faire une querelle à mort avec les petits-enfants de cette dame qui sont dans la même classe que lui... quand ils vont savoir qu'il peut compromettre leur grand'mère...
—Taisez-vous donc, fou... dit Hortense en riant, et écoutez la fin...
Il paraît que le tête-à-tête dura longtemps et tu juges de la position de l'Othello pendant ces doux entretiens...
A ce moment des éclats de rire vinrent interrompre les amants... Par-dessus tout on distinguait la voix mordante de M. de Cérigny, et la voix voilée de l'adolescent fils de M. de Mersac. C'était encore le maudit lycéen.
—Ah, mon Dieu!... ton mari, Hortense..., dit Georges, en prenant à la hâte le chapeau et l'ombrelle de madame de Cérigny... Vite... je vais ôter le verrou; passe par la porte du souterrain... je te suis...
—Dépêchez-vous, Georges..., car j'aurais une peur horrible dans cette galerie...
Viens... vite... Et Georges prenant la main d'Hortense disparut avec elle par le côté souterrain de la pagode.—Marcel n'y était pas, ou n'y était plus.