—Il n’y a pas de couteau dans ta poche, drôle que tu es, lui dis-je... Mais rassure-toi... La dupe que toi et ta fille avez enlacée est si stupide et si méprisable, que je vous l’abandonne.... Seulement, Tintilla, il me faut la première nuit de tes noces, ou je parlerai; car, quoique fait, le mariage pourrait alors avoir des suites désagréables pour ce seigneur marquis... Mon silence est à ce prix.

—Mais songez donc, dit Hasth’y...

—C'est mon dernier mot, et je tournai les talons.

Le soir on signa le contrat en grande pompe, et je signai mon nom avec le plus grand plaisir.

Le lendemain, à midi, Tintilla et son bouquet de fleur d’orange furent conduits à l’autel par M. Bardou qui pleurait de joie.

Le marquis de la Ronda-Mayor, en grand uniforme d’officier-général, donnait le bras à madame Bardou; tous deux pleuraient aussi...

Le beau Bardou suivait par derrière, les yeux encore plus saillants que de coutume... Ils avaient l’air de vouloir sauter de sa tête; il était rouge cramoisi et souriait d’un air radieux.

Le dîner fut splendide.

Le bal étourdissant.

Pendant l’intervalle d’une contredanse, je m’approchai de Tintilla, et je lui dis en espagnol... Je t’attends dans la maison de ton père, songe à ta promesse ou je parle...