— Monsieur… vous vous êtes adressé au magistrat… c'est donc au magistrat à agir comme il croit devoir agir pour découvrir la vérité… Encore une fois, madame, reprit-il en s'adressant à Françoise, qu'avez-vous à dire pour vous justifier?
— Hélas! rien, monsieur.
— Est-il vrai que votre mari ait en partant laissé ces jeunes filles sous votre surveillance?
— Oui, monsieur.
— Est-il vrai que, lorsqu'il vous a demandé où elles étaient, vous lui avez dit que vous ne pouviez rien lui apprendre à ce sujet?
Et le commissaire semblait attendre la réponse de Françoise avec une sorte de curiosité inquiète.
— Oui, monsieur, dit-elle simplement et naïvement, j'ai répondu cela à mon mari.
Le magistrat fit un mouvement de surprise presque pénible.
— Comment! madame… à toutes les prières, à toutes les instances de votre mari… vous n'avez pu répondre autre chose? Comment! vous avez refusé de lui donner aucun renseignement? Mais cela n'est ni probable ni possible.
— Cela est pourtant la vérité, monsieur.