— Oui, pour cette lettre de change de garantie que l'agent d'affaires m'a fait signer… et il disait que c'était seulement une formalité… Brigand!!
— Mais, mon Dieu, tu as de l'argent chez lui… qu'il prenne toujours cela en acompte.
— Il ne me reste pas un sou; il m'a fait dire par les recors qu'il ne me donnerait pas les derniers mille francs, puisque je n'avais pas payé la lettre de change…
— Alors, courons chez lui le prier, le supplier de te laisser en liberté; c'est lui qui est venu te proposer de te prêter cet argent; je le sais bien, puisque c'est à moi qu'il s'est d'abord adressé. Il aura pitié.
— De la pitié… un agent d'affaires!… Allons donc!
— Ainsi, rien… plus rien! s'écria Céphyse en joignant les mains avec angoisse. Puis elle reprit:
— Mais il doit y avoir quelque chose à faire… Il t'avait promis…
— Ses promesses, tu vois comme il les tient, reprit Jacques avec amertume; j'ai signé sans savoir seulement ce que je signais; l'échéance est passée, il est en règle… il ne me servirait de rien de résister; on vient de m'expliquer tout cela…
— Mais on ne peut te retenir longtemps en prison! c'est impossible…
— Cinq ans… si je ne paye pas… Et comme je ne pourrai jamais payer, mon affaire est sûre…