— Rue Saint-François, no 3? s'écria Agricol en interrompant son père.
— Oui… comment sais-tu ce numéro? dit Dagobert.
— Cette date ne se trouve-t-elle pas sur une médaille en bronze?
— Oui… reprit Dagobert de plus en plus étonné. Qui t'a dit cela?
— Mon père… un instant… s'écria Agricol. Laissez-moi réfléchir… je crois deviner… oui… et toi, ma bonne Mayeux, tu m'as dit que Mlle de Cardoville n'était pas folle…
— Non… on la retient malgré elle… dans cette maison, sans la laisser communiquer avec personne… elle a ajouté qu'elle se croyait, ainsi que les filles du maréchal Simon, victime d'une odieuse machination.
— Plus de doute! s'écria le forgeron, je comprends tout maintenant… Mlle de Cardoville a le même intérêt que Mlles Simon à se trouver demain rue Saint-François… et elle l'ignore peut- être.
— Comment?
— Encore un mot, ma bonne Mayeux… Mlle de Cardoville t'a-t-elle dit qu'elle avait un intérêt puissant à être libre demain?
— Non… car, en me donnant cette bague pour le comte de Montbron, elle m'a dit: «Grâce à lui, demain ou après-demain, moi et les filles du maréchal Simon nous serons libres…»