— Alors, bonsoir, la compagnie… Puis, s'adressant à la Mayeux, le teinturier ajouta:

— N'oubliez pas la lettre pour M. Dagobert… je n'ai pas osé y toucher, j'y aurais marqué les quatre doigts et le pouce en amarante. Bonsoir la compagnie.

Et le père Loriot sortit.

— Monsieur Dagobert, voici cette lettre, dit la Mayeux.

Et elle s'occupa d'allumer le poêle, pendant qu'Agricol approchait du foyer le fauteuil de sa mère.

— Vois ce que c'est, mon garçon, dit Dagobert à son fils, j'ai la tête si fatiguée que j'y vois à peine clair…

Agricol prit la lettre, qui contenait seulement quelques lignes, et lut avant d'avoir regardé la signature:

«En mer, le 25 décembre 1831. «Je profite de la rencontre et d'une communication de quelques minutes avec un navire qui se rend directement en Europe, mon vieux camarade, pour t'écrire à la hâte ces lignes, qui te parviendront, je l'espère, par le Havre, et probablement avant mes dernières lettres de l'Inde… Tu dois être maintenant avec ma femme et mon enfant… dis-leur…

«Je ne puis finir… le canot part… un mot en hâte… J'arrive en France… N'oublie pas le 13 février… l'avenir de ma femme et de mon enfant en dépend…

«Adieu, mon ami! Reconnaissance éternelle. «SIMON.»