— Parce que je l'ai lue… et qu'elle peut me servir.

— Ah!… vous l'avez lue! dit Rodin un instant troublé. Puis il reprit:

— Il est vrai que d'après votre manière de vous charger de la correspondance d'autrui, on ne peut s'attendre à une extrême discrétion de votre part… Et qu'avez-vous appris de si utile pour vous dans cette lettre de M. Josué!

— J'ai appris, frère… que vous étiez, comme moi, un fils de la bonne oeuvre.

— De quelle bonne oeuvre voulez-vous parler? demanda Rodin assez étonné. Faringhea répondit avec une expression d'ironie amère:

— Dans sa lettre Josué vous dit: «Obéissance et courage, secret et patience, ruse et audace, union entre nous, qui avons pour patrie le monde, pour famille ceux de notre ordre, et pour reine Rome.»

— Il est possible que M. Josué m'écrive ceci. Mais qu'en concluez-vous, monsieur?

— Notre oeuvre a, comme la vôtre, frère, le monde pour patrie; comme vous, pour famille nous avons nos complices, et pour reine_ Bohwanie._

— Je ne connais pas cette sainte, dit humblement Rodin.

— C'est notre Rome, à nous, répondit l'étrangleur. Il poursuivit: