Les deux propositions passèrent à l'unanimité.

Le même jour, l'armoire fut ouverte sur ce choeur, imité de La
Leçon de botanique.

Le coryphée chantait:

Que l'amour et la botanique N'occupent pas tous nos instants; Il faut aussi que l'on s'applique À boire le vin des parents.

Puis le choeur reprenait:

Buvons le vin des grands-parents!

Et l'on joignait l'exemple au précepte. Une fois lancés sur la voie de la poésie, les préparateurs composèrent un second choeur pour le travail. Ce travail consistait particulièrement à empailler de magnifiques oiseaux que l'on recevait des quatre parties du monde. Voici le choeur des travailleurs:

Goûtons le sort que le ciel nous destine; Reposons-nous sur le sein des oiseaux; Mêlons le camphre à la térébenthine, Et par le vin égayons nos travaux.

Sur quoi, on buvait une gorgée de la bouteille, qui se trouvait non pas au tiers, mais à moitié vide.

Il s'agissait de suivre l'ordonnance de James Rousseau et de la remplir.