— C'est impossible, ajouta Rodin, nous protestons.

— Gabriel… mon père… Écoutez donc, s'écria Agricol; tout n'est pas perdu… il y a de l'espoir. Gabriel, entends-tu? il y a de l'espoir.

— Que dis-tu?… reprit le jeune prêtre en se levant et croyant à peine ce que lui disait son frère adoptif.

— Messieurs, dit le notaire, je dois vous donner lecture de la suscription de cette enveloppe. Elle change ou plutôt elle ajourne toutes les dispositions testamentaires.

— Gabriel, s'écria Agricol en sautant au cou du missionnaire, tout est ajourné, rien n'est perdu!!!

— Messieurs, écoutez, reprit le notaire, et il lut ce qui suit:

«Ceci est un codicille qui, pour des raisons que l'on trouvera déduites sous ce pli, ajourne et prolonge au 1er juin 1832, mais sans les changer aucunement, toutes les dispositions contenues dans le testament fait par moi aujourd'hui à une heure élevée… Ma maison sera refermée et les fonds seront toujours laissés au dépositaire, pour être, le 1er juin 1832, distribués aux ayants droits.

«Villetaneuse… ce jourd'hui 13 février 1682, à onze heures du soir. «MARIUS DE RENNEPONT.»

— Je m'inscris en faux contre ce codicille! s'écria le père d'Aigrigny livide de désespoir et de rage.

— La femme qui l'a remis aux mains du notaire nous est suspecte… ajouta Rodin. Ce codicille est faux.