— MARCHE!
— Oh! Seigneur… ce fléau, ce terrible fléau, le porter encore dans cette ville!… Mes frères vont périr les premiers!… eux, si misérables… Grâce!…
— MARCHE!
— Et les descendants de ma soeur… grâce, grâce!
— MARCHE!
— Oh!… Seigneur, pitié!… Je ne peux plus me retenir au sol… le spectre m'entraîne sur le penchant de cette colline… ma marche est rapide comme le vent de mort qui souffle derrière moi… Déjà je vois les murailles de la ville… Oh! pitié, Seigneur, pitié pour les descendants de ma soeur! Épargnez-les… faites que je ne sois pas leur bourreau, et qu'ils triomphent de leurs ennemis!
— MARCHE!… MARCHE!!
— Le sol fuit toujours derrière moi… Déjà la porte de la ville… oh! déjà… Seigneur… Il est temps encore… Oh! grâce pour cette ville endormie!… Que tout à l'heure elle ne se réveille pas à des cris d'épouvante, de désespoir et de mort!!… Seigneur, je touche au seuil de la porte… vous le voulez donc… C'en est fait… Paris!!… le fléau est dans ton sein!… Ah! maudit, toujours maudit!
— MARCHE!… MARCHE!!… MARCHE!!![17]
II. La collation.