Celui-ci avait la tête baissée, mais il devina, mais il sentit pour ainsi dire le terrible regard de sa mère peser sur lui... Craignant de rencontrer ce visage redoutable, l'enfant restait immobile.

—Ah çà! es-tu sourd, François? reprit Calebasse irritée. Ma mère... tu vois...

La grande sœur semblait avoir pour fonction d'accuser les deux enfants et de requérir les peines que la veuve appliquait impitoyablement.

Amandine, sans qu'on pût remarquer son mouvement, poussa doucement le coude de son frère pour l'engager tacitement à obéir à Calebasse.

François ne bougea pas.

La sœur aînée regarda sa mère pour lui demander la punition du coupable: la veuve l'entendit.

De son long doigt décharné elle lui montra une baguette de saule forte et souple, placée dans l'encoignure de la cheminée.

Calebasse se pencha en arrière, prit cet instrument de correction et le remit à sa mère.

François avait parfaitement suivi le geste de sa mère; il se leva brusquement et d'un saut se mit hors de l'atteinte de la menaçante baguette.

—Tu veux donc que ma mère te roue de coups? s'écria Calebasse.