—Silence, mon cher Boyer; un gentleman ne compromet pas plus la réputation d'un jockey adversaire qui a eu la faiblesse de l'écouter...
—Qu'un galant homme ne compromet la réputation d'une femme qui a eu des bontés pour lui; aussi, vous dis-je, gardons nos secrets, ou plutôt les secrets de M. le vicomte, mon cher Edwards.
—Ah çà!... qu'est-ce qu'il va faire maintenant?
—Partir pour l'Allemagne avec une bonne voiture de voyage et sept ou huit mille francs qu'il saura bien trouver. Oh! je ne suis pas embarrassé de M. le vicomte; il est de ces personnages qui retombent toujours sur leurs jambes, comme on dit...
—Et il n'a plus aucun héritage à attendre?
—Aucun, car son père a tout juste une petite aisance.
—Son père?
—Certainement...
—Le père de M. le vicomte n'est pas mort?...
—Il ne l'était pas, du moins, il y a cinq ou six mois; M. le vicomte lui a écrit pour certains papiers de famille...