En deux bonds la Louve fut au fond du corridor, à la porte de Martial.

—Courage, mon homme, voilà ta Louve! s'écria-t-elle; et levant le marteau à deux mains, d'un coup furieux elle ébranla la porte.

—Elle est clouée en dehors. Arrache les clous, s'écria Martial d'une voix faible.

Se jetant aussitôt à genoux dans le corridor, à l'aide du bec du merlin et de ses ongles qu'elle meurtrit, de ses doigts qu'elle déchira, la Louve parvint à arracher du plancher et du chambranle plusieurs clous énormes qui condamnaient la porte.

Enfin cette porte s'ouvrit.

Martial, pâle, les mains ensanglantées, tomba presque sans mouvement dans les bras de la Louve.


[II]

[La Louve et Martial]

—Enfin je te vois, je te tiens, je t'ai..., s'écria la Louve en recevant et en serrant Martial dans ses bras, avec un accent de possession et de joie d'une énergie sauvage; puis, le soutenant, le portant presque, elle l'aida à s'asseoir sur un banc placé dans le corridor.